14 juin 2005
C'est du moins ce qui ressort des propos tenus par la députée de Laurier-Dorion, madame Elsie Lefebvre, qui a organisé une assemblée citoyenne dans le quartier Villeray afin d'informer et d'échanger avec les citoyennes et les citoyens de sa circonscription sur les avantages économiques d'un Québec souverain.
Pour l'occasion madame Lefebvre avait invité le député de Rousseau et porte-parole en matière de développement économique et de finances, M. François Legault. Celui-ci a fait la présentation d'une étude établissant à 17,1 milliards $ sur cinq ans le gain financier qu'obtiendrait un Québec souverain.
Cette étude a été préparée en supposant qu'un Québec souverain assumerait les mêmes programmes et services que le gouvernement fédéral offre actuellement aux Québécoises et aux Québécois. Les hypothèses de travail de cette étude ont toutes été examinées et validées par cinq experts en finance et en économie : Charles A. Carrier, économiste à l'Université Laval, Alain Guay, économiste à l'UQAM, Nicolas Marceau, économiste à l'UQAM et membre de la Commission sur le déséquilibre fiscal, Stéphane Saintonge, fiscaliste et membre de la Commission sur le déséquilibre fiscal et Marc Van Audenrode, économiste à l'Université Laval.
Les effets combinés des revenus récupérés et des nouvelles dépenses assumées par un Québec souverain permettront de dégager un gain financier de 1,3 milliard $ en 2005-2006. Compte tenu que les revenus récupérés par un Québec souverain sont plus importants et croissent plus rapidement que les nouvelles dépenses assumées, les gains financiers que procurerait la souveraineté du Québec augmenteraient pour atteindre plus de 5,3 milliards $ par année après 5 ans.