L'énormité du système de santé du Québec le rend presqu'ingérable; les sommes qu'on doit y consacrer sont colossales. Les temps d'attente pour différents traitements ou chirurgies restent longs, trop longs. L'engorgement des urgences met souvent en péril la santé et la sécurité des patients. Chez les infirmières la surcharge de travail est indéniable. L'épuisement du personnel conduit à l'abandon de la profession. Les hôpitaux du Québec font face à un nouveau combat : l'éclosions et la propagation des maladies contagieuses. Il faut remettre en santé tous les Québécois. C'est un impératif à garantir notre rayonnement et notre prospérité. Dans sa plate-forme politique 2007 l'Action Souverainiste propose des solutions.
4. Notre système de santé
Depuis plusieurs années déjà la remise en état de notre système de santé est au cœur des préoccupations de tous les Québécois et de nos gouvernements.
Ses principaux problèmes sont quotidiennement médiatisés. Les listes d'attente pour différents traitements ou chirurgies restent longues, trop longues. Les salles d'attentes sont pleines. On dépasse souvent la capacité dans les urgences de nos hôpitaux, mettant ainsi en danger la santé, voir même la vie des patient.
La promiscuité qu'on vit à l'urgence contribue de façon néfaste à l'efficacité du système et nuit à la santé du personnel soignant déjà trop sollicité.
Des solutions existent et nous les connaissons.
En effet, tous les gouvernements, tant au provincial qu'au fédéral, ont commandé leurs études qui arrivent toutes sensiblement aux mêmes conclusions : il faut réinjecter des ressources financières et humaines dans le système de santé.
Oui il faut réinvestir en santé et ajouter des ressources à tous les niveaux. De façon prioritaire il faut investir dans les soins à domicile, dans les services de première ligne et dans la médecine familiale pour redonner au système de santé la performance qu'il connaissait il y a une dizaine d'années.
Malgré l'application des recommandations des études et malgré les réformes entreprises les problèmes perdurent.
La population vieillit. De plus en plus de gens ont recours aux services de santé. On semble incapable d'adopter des mesures et d'implanter les solutions nécessaires assez rapidement pour prendre le dessus et régler les problèmes du secteur de la santé de façon durable.
L'énormité du système le rend presqu'ingérable; les sommes qu'on doit y consacrer sont colossales.
Le système de santé est un système très complexe avec beaucoup d'intervenants, de syndicats et d'associations professionnelles dont malheureusement les intérêts ne convergent pas toujours vers les soins aux patients.
Les coûts du secteur de la santé représentent déjà plus de 40% du budget de la province. Le coût des médicaments explosent.
Les réformes et les différentes coupures dans les budgets et dans les effectifs ont paralysé le système de santé.
On ne peut pas réduire les services et il est politiquement très impopulaire de demander aux contribuables moyens d'investir encore plus dans un secteur qui semble contrôlé par certains acteurs qui sont déjà parmi les mieux rémunérés du Québec. Le contribuable se sent pris en otage.
Il faut…
Il faut réparer ce que l'on a brisé.
Il faut revoir le modèle de gestion de façon à accorder l'autonomie territoriale (régionale) qui est nécessaire pour répondre à des besoins et à des problématiques spécifiques rencontrées sur le territoire.
Il faut simplifier l'organigramme de gestion et responsabiliser les différents paliers d'intervention en s'assurant d'un découpage de responsabilités efficaces et en définissant des priorités claires afin que chacun joue son rôle de façon efficiente.
Dans leur secteur respectif, de concert avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, les différentes associations, fédérations et corporations professionnelles du secteur de la santé doivent être invitées à présenter leur vision et à développer des plans de redressement de l'état du système de santé pour le court terme et pour le long terme. Avec tous les intervenants en santé il faut développer des plans d'action détaillés cohérents couvrant une période de 10 à 15 ans afin de tenir compte des délais de formation de certains spécialistes.
Spécifiquement en ce qui concerne le volet de la mise à niveau du financement du système de santé, il faut rapidement, selon les plans d'interventions prioritaires élaborés, affecter les argents rapatriés du fédéral pour la santé et les programmes sociaux.
L'argent récupéré d'Ottawa ne sera cependant pas suffisant à régler tous les problèmes, ça nous le savons déjà très bien.
Le citoyen moyen étant déjà très lourdement taxé et imposé il faut donc immédiatement augmenter la participation du monde des affaires pour obtenir les nouvelles sources de revenus qui seront nécessaires pour remettre en état le système de santé, tant pour financer les réformes en cours, que pour réaliser les changements qui seront encore nécessaires dans les prochaines années.
Comme engagement de sa responsabilité sociale, le milieu des affaires sera directement mis à contribution pour financer la santé des Québécois. Cette contribution du monde des affaires constitue un incitatif minimal à le prise en charge de l'état de santé générale de leurs employés.
La santé des Québécois est une priorité nationale à laquelle tous doivent contribuer.
Afin de mieux contrôler les dépenses que représente le coût des médicaments il faudra aussi négocier les prix sur les médicaments utilisés et remboursés par notre système de santé. Lors de cet effort de rationalisation des coûts des médicaments il sera aussi opportun de réviser les pratiques d'utilisation de certains médicaments dont l'efficacité n'est pas concluante ou pour lesquels il existe des alternatives moins coûteuses.
Les temps d'attente pour différents traitements ou chirurgies restent longs, trop longs.
Dans tout le système de santé on doit se résigner à de longs délais d'attente, que ce soit pour consulter un spécialiste ou pour voir son médecin de famille. C'est partout pareil.
On attend pour un rendez-vous chez son médecin. On attend pour un examen. Souvent on doit se soumettre à plusieurs visites avant d'obtenir un diagnostique, il y a alors accumulation des attentes. Si par malheur on doit être référé au prochain palier du système de santé, on vous inscrira sur une nouvelle liste d'attente. Ce sera alors la même chose et il y a fort à parier qu'ici aussi on devra revenir pour plusieurs visites. Que ce soit pour obtenir un traitement ou pour avoir une chirurgie, le processus d'attente recommencera.
On est maintenant habitué. On vit avec les longues listes d'attente. On s'est finalement résigné. La liste d'attente est maintenant la norme. On a institutionnalisé l'attente.
Mais pourquoi faut-il attendre 6 mois et parfois plus pour un traitement, pour un examen, ou pour une chirurgie ? Pour baisser les coûts du système, espère-t-on perdre des clients dans ce délai ? Et ce maximum de 6 mois promis par nos politiciens, sur quel critère s'est-on basé pour l'établir ? Quand on est malade et qu'on a besoin de soins, pourquoi une attente de 6 mois serait-elle acceptable ? (On tolère bien moins que ça pour le règlement de nos impôts.) Et si l'attente était juste 6 semaines ou mieux si c'était juste 6 jours ?
Et que disent nos administrateurs de la santé au sujet des listes d'attente ? Pour nous faire accepter qu'il soit devenu normal d'attendre on nous explique qu'on manque de médecins, qu'on manque de spécialistes, qu'on manque d'anesthésistes, que votre chirurgie est « élective ». Prétextes et langue de bois pour défendre un système malade.
En fait on ne nous explique jamais que pour contenir l'explosion des coûts on a implanté un système de quotas qui sert à contrôler l'offre de service. En clair, pour plafonner les coûts on empêche les médecins et les spécialistes de traiter les gens.
Dans certains cas, prenons la chirurgie comme exemple, à part les limites (quotas) imposés aux chirurgiens on a aussi d'autres contraintes budgétaires qui viennent elles aussi limiter les heures de disponibilité des salles d'opération. On ne peut opérer par exemple quand il n'y a pas de salle d'opération de prête ou lorsqu'il manque de personnel (anesthésiste ou infirmière) en salle d'opération.
L'attente pour un diagnostique, pour un traitement ou pour une chirurgie est déjà une chose terrible, mais il y a pire. Il y a l'éloignement qui vient souvent ajouter au problème des listes d'attente.
En effet, les gens en région doivent souvent se déplacer vers les grands centres pour être examinés par un médecin spécialiste ou pour subir un examen nécessitant du matériel spécialisé trop dispendieux pour se retrouver dans tous nos hôpitaux en région.
Il faut…
Pour le long terme il est clair qu'il faut plus de médecins. Pour cela il faut dès maintenant, de concert avec les universités, augmenter les inscriptions en faculté de médecine pour s'assurer d'un approvisionnement suffisant de médecins et de spécialistes pour répondre aux besoins des années futures.
Pour le court terme il faut trouver des moyens de libérer des médecins spécialistes.
On peut par exemple confier plus de responsabilité et plus d'autorité de diagnostique aux médecins généralistes, ceux-là même qui sont généralement le premier contact et le point de référence d'origine vers le médecin spécialiste.
Il manque aussi de médecins de famille. Il faut donc ici aussi trouver des moyens de libérer des médecins généralistes. Une approche à court terme pour former rapidement de nouveaux médecins serait de voir avec les ordres professionnels des médecins comment raccourcir la durée des études nécessaires à la formation de nouveaux médecins. On devrait explorer la possibilité d'offrir à différents professionnels de la santé de se réorienter vers la médecine en leur reconnaissant les études et l'expérience déjà acquise dans le secteur de la santé. De la même manière on devrait être plus ouverts et faire plus d'efforts pour faciliter et pour accélérer l'intégration des médecins et des spécialistes venus d'autres pays.
Une autre approche à explorer, s'appliquant particulièrement pour faciliter l'accès à des services spécialisés en région, serait d'introduire des technologies de télé-diagnostique. Cet accès à distance, fait à partir d'un hôpital en région vers un centre hospitalier spécialisé, pourrait faire en sorte que plus de spécialistes soient accessibles aux régions, évitant de nombreux déplacements.
Si une telle avenue était retenue, des équipements de pointe devraient être installés et des équipes spécialisées formées afin de tirer profit de ces nouvelles technologies pour répondre au besoin d'accès aux spécialistes à partir de centres éloignés.
La médecine évolue sans cesse. On développe de nouvelles techniques, on découvre de nouveaux médicaments. Si de façon assidue on n'a pas suivi l'évolution de la médecine et de la pharmacologie, les diagnostiques posés et les traitements prescrits ne sont peut-être plus les mieux adaptés. On tâtonne, on essaye ceci, on essaye cela. On ne réussit pas à guérir le patient. Soigne-t-on trop ? Soigne-t-on mal ? Face à l'évolution constante de la médecine, s'ils ne se recyclent pas, les médecins perdent de l'assurance et de l'efficacité. Conséquences, les consultations s'allongent. Et si on a un doute on demande un deuxième avis à un confrère. Les délais pour poser le bon diagnostique s'allongent et les coûts grimpent.
Afin de garder les équipes médicales au fait des avancés de la médecine en matière de diagnostique, de traitements, de nouvelles technologies et d'avancés pharmacologiques, des stages de mise à niveau doivent être offerts dans les universités et dans les centres spécialisés.
Avoir un corps médical bien formé et confiant dans ses capacités donnera une plus grande autonomie aux centres éloignés où les ressources spécialisées sont plus difficile à justifier et à recruter.
L'atteinte d'un nouveau niveau d'excellence et de reconnaissance professionnelle bénéficiera à tous.
Le Québec peut être un leader dans le monde de la santé.
L'engorgement des urgences met en péril la santé et la sécurité des patients.
Les salles d'attentes sont pleines. On vit presqu'à tous les jours de l'engorgement aux urgences.
Un certain délai c'est peut-être normal. Après tout, on fonctionne dans un système à ressources limitées et les hôpitaux n'ont pas forcément la capacité de répondre rapidement à des pointes imprévues. Selon les institutions on voit fréquemment le taux d'occupation des urgences atteignant 150%, 200%, voir 250%. À l'occasion certains hôpitaux vont même jusqu'à fermer leur urgence et jusqu'à détourner leur clientèle vers d'autres centres. Là c'est nettement trop.
Pour les patients cet achalandage se traduit par de longs séjours sur une civière dans les corridors, et quand ça se produit le personnel infirmier cherche les patients et cherche les dossiers. La santé et la sécurité des patients est trop souvent mise en péril. Malgré quelques tentatives de modernisation on utilise encore un système archaïque de dossiers papier qui est très lourd et sujet aux erreurs.
Une portion de l'engorgement des urgences est attribuable au manque de lits pour l'hospitalisation. En effet le corridor de l'urgence sert trop souvent de voie de garage temporaire en attendant qu'un lit d'hospitalisation se libère.
Souvent aussi on se retrouve à l'urgence car les services de première ligne sont déficients. Il manque de médecins de famille. L'horaire d'ouverture des cliniques et des CLSC est aussi un facteur d'engorgement des urgences. Quand la clinique et le CLSC sont fermés, l'urgence de l'hôpital est le seul point de service accessible à la population.
Il faut…
Il faut investir encore plus dans les services de première ligne, dans la médecine familiale et dans les soins à domicile.
Il faut accorder le financement nécessaire aux hôpitaux pour leur permettre d'ouvrir un nombre suffisant de lits pour répondre aux besoins d'hospitalisation en périodes de pointe. C'est un incontournable qu'il faut adresser en priorité.
On a souvent entendu dire qu'un assouplissement de certaines contraintes interprofession pourrait contribuer à améliorer la situation en permettant par exemple à des infirmières d'établir certains diagnostiques et de poser certains actes jusqu'alors réservés aux médecins. La même approche a maintes fois été mentionnée en ce qui concerne les pharmaciens qui seraient souvent mieux habilités qu'un médecin à prescrire un médicament.
Un décloisonnement interprofession doit s'opérer rapidement.
Il faut aussi rapprocher (proximité et complémentarité) les cliniques médicales et les CLSC, de même qu'élargir les heures d'ouverture de ceux-ci, accompagnant le tout par la levée des quotas d'offre de service qu'on impose aux médecins.
Ce sont là des pistes de solution qu'il faut explorer en priorité pour donner les services à la population sans que celle-ci se retrouve inutilement à l'urgence.
Avec la levée des quotas et l'arrivée d'un plus grand nombre de médecins il devient aussi opportun de revoir notre approche face à cette profession.
Il devrait être possible, voir même souhaitable, pour un médecin qui le désire d'adhérer pleinement au système de santé publique en tant que travailleur de l'État avec une qualité de vie, une rémunération compétitive et un cheminement de carrière motivant et avantageux.
Surcharge de travail, épuisement du personnel, abandon de la profession.
Chez le personnel infirmier l'excès de recours au temps supplémentaire pour palier au manque d'effectifs fait régulièrement les manchettes. La surcharge de travail est indiscutable, l'épuisement du personnel est alarmant.
À cause des ratées du système de santé la profession n'a plus l'attrait qu'elle avait. Il y a certes de nouvelles graduées mais elles sont de moins en moins nombreuses à épouser la profession.
On accélère le rythme de diplomation. Les infirmières arrivent mal préparées à affronter le milieu hospitalier. Les nouvelles recrues arrivent en institution avec un manque d'expérience et un manque d'assurance qui fait en sorte que le milieu hospitalier a souvent de difficultés à les intégrer.
Conséquemment la profession vit plusieurs abandons suite au désenchantement des nouvelles graduées face aux énormes exigences de la profession et aux nombreux problèmes vécus dans les centres hospitaliers.
L'affectation des ressources pose aussi un problème aux équipes de nursing. On vit avec un manque de polyvalence des ressources et conséquemment avec un manque de souplesse dans les affectations.
Puisque le manque de ressources est déjà critique. Les prochains départs à la retraite vont faire très mal.
Il faut…
Il faut réparer les torts qu'on a créés à cette profession. Il faut mettre les bouchées doubles pour travailler à la reconnaissance et à la revalorisation de la profession.
Il faut mieux appuyer les débutantes et maximiser le transfert d'expertise en introduisant du mentorat.
Il faut offrir un cheminement de carrière intéressant pour attirer et retenir les infirmières.
Un nouveau combat : l'éclosion et la propagation des maladies contagieuses.
On ne peut parler du système de santé sans aborder la question de l'éclosion et de la propagation des maladies contagieuses, des nouvelles bactéries résistantes aux antibiotiques, des nombreux cas de gastroentérite, de SARM, de C. difficile et d'infections nosocomiales.
Dans plusieurs centres hospitaliers on vit des crises à répétition. Il est de plus en plus fréquent qu'on soit obligé de restreindre, voir d'interdire, les visites aux malades.
Qui parle de propagation de maladies contagieuses parlera forcément du manque de ressources nécessaires pour assurer la salubrité et l'asepsie des établissements de santé.
Il faut…
Il faut remédier au laxisme dans les approches d'asepsie et de stérilisation.
Il faut développer des stratégies d'isolation plus efficaces.
Il faut relever les normes de déclaration de maladies contagieuses pour éviter tout risque de propagation de maladies entre patients et d'éventuelles pandémies dans la population.
Il faut corriger les vices dus au vieillissement des installations.
Il faut améliorer nos normes et nos pratiques d'entretien ménager en milieu hospitalier.
Il faut affecter les ressources nécessaires pour s'assurer de la désinfection régulière des hôpitaux, particulièrement des systèmes de ventilation et des secteurs à haute circulation et plus spécifiquement en chirurgie.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux doit s'assurer, par des inspections fréquentes, que tous les établissements de santé, cabinets de médecins, cliniques médicales, hôpitaux, CLSC, centres d'hébergement, etc., respectent les normes nationales en matière de soins de santé, tant au niveau de leur accès qu'au niveau de leur qualité.
On doit envisager l'implantation de départements à environnement contrôlé et à stérilité maximale afin de faciliter l'isolement des cas lourds et les plus contagieux. Il ne faut plus permettre la circulation autour des cas contagieux. Ces cas doivent être retirés du milieu et pris en charge ailleurs dans un environnement stérile par du personnel à circulation minimale.
Il faut s'assurer d'accueillir et de former les visiteurs qui devront se plier aux mêmes mesures de désinfection, d'isolement et d'asepsie que le personnel soignant.
Remettre en santé tous les Québécois est un impératif à garantir notre rayonnement et notre prospérité.
Un Québec en santé qui contrôle les coûts de son système de santé est un pré-requis au développement et à la prospérité de notre nation.
Conséquemment tous doivent reconnaître que le système de santé du Québec est un service essentiel. C'est clair. Ça doit se sentir et être compris de tous, tant au niveau du Gouvernement qu'au niveau des administrations des institutions de santé ou au niveau du personnel soignant, du personnel de soutien et des associations et des syndicats qui les représentent.
La remise en état de notre système de santé doit interpeller le monde des affaires et toute la société civile.
C'est en se recentrant sur les vocations sociales et professionnelles de chacun et en acceptant chacun d'assumer ses responsabilités personnelles, professionnelles et financières qu'on pourra rapidement et tous ensemble remettre en santé tous les Québécois et garantir notre rayonnement et notre prospérité.
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